Fabrication du tapa
La confection du tapa est une affaire de femmes, la part des hommes se fait antérieurement. Les hommes coupent les écorces de différents arbres (maiore, aute ou ora). Les femmes prennent la suite des opérations. Elles laissent tremper 2 ou 3 jours les paquets d'écorces dans un ruisseau pour les assouplir davantage. Puis l'écorce est grattée avec un coquillage pour ne conserver que le liber (la fibre). Les femmes séparent l'écorce de la partie verte qui sont ensuite placées les unes sur les autres sur une enclume faite d'un tronc d'arbre dur ou sur un caillou et le martèlement commence.
Le battoir appelé "ike", de section carré, présente quatre faces gravées sur lesquelles le nombre et la finesse des rainures augmentent. Les femmes utilisent cet outil en observant les effets de chacune des faces, et améliorent ainsi leur travail. L'écorce devenue presque pâteuse, peut devenir très mince ou peut être redoublée de plusieurs autres couches pour obtenir un tapa épais. Ce travail est rythmé et accompagné de chants cadencés.
Une fois l’opération achevée, l’artisan obtient un tapa qu’il séchera. Il pourra ensuite y peindre des motifs figuratifs à l’encre noire ou l’immerger totalement dans une teinture. L’artisan pourra aussi imprimer des motifs au moyen de fougères et d’autres feuilles, ou à l’aide de bambous gravés. Enfin il pourra brunir le tapa par exposition à la fumée. (extrait du site netfenua)
Un article sur le tapa

Voici donc les composants nécessaires pour fabriquer les fameux tapas. Les fibres sont issues des écorces d'arbres comme le Maiore, Aute ou Ora. Sur cette photo, le tapa est déjà terminé à moitié. Il ne reste plus qu'à laisser sécher et dessiner les motifs qui vont apporter la valeur ajoutée au produit.

La couleur de ce tapa provient de la poudre qui a été rajoutée. J'en ai compté trois couleurs au salon.
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